LE RITUEL DE L'OMBRE

FRANCS-MAÇONS CONTRE NAZIS

Rome, mai 2005
Une archiviste du Grand Orient est assassinée lors d'une soirée à l'ambassade de France, suivant un rituel qui évoque la mort d'Hiram, fondateur légendaire de la franc-maçonnerie. A Jérusalem, un archéologue en possession d'une énigmatique pierre gravée subit un sort similaire. Le commissaire Antoine Marcas, maître maçon, et son équipière, Jade Zewinski, qui abhorre les " frères ", se trouvent confrontés aux tueurs implacables d'une confrérie nazie occulte, la société Thulé, adversaire ancestrale de la maçonnerie.

Les faits qui nous ont inspirés
Ce premier tome des aventures du commissaire Antoine Marcas fait découvrir la véritable et stupéfiante affaire des archives des francs-maçons, volées par les Allemands en 1940 dans les grandes obédiences à Paris, puis à nouveau dérobées par l'Union Soviétique en 1945, à Berlin. Elles ne seront rendues aux franc-maçons français qu'à la fin des années 90. Cet opus retrace aussi les persécutions subies par les maçons sous le régime de Vichy et la résurgence des réseaux néo-nazis en Europe.

POUR ALLER PLUS LOIN :

La collaboration sous Vichy : une émission de France Inter sur les ultras de la collaboration sous l’occupation

Voyage au pays des Francs-maçons : un excellent documentaire de Serge Moati sur la maçonnerie de nos jours

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9000 SS français


L’adversaire de Marcas dans le Rituel de l’ombre est un ancien SS français, l’obersturmbannführer François le Guermand. Le personnage est inspiré de ces volontaires français dévoyés qui se sont engagés dans la SS pour combattre sur le front de l’est de la Waffen SS (unités combattantes à ne pas confondre avec les SS totenkopf qui gardaient les camps d’extermination). Au total, entre la brigade Frankreich, puis la division Charlemage, il y a eu 9000 français qui ont combattu sous l’uniforme de la Waffen SS. En France, il y a eu aussi 10 000 autres Français collaborateurs qui ont été enrolés comme policiers auxilliaires de la Gestapo (SD) de sinistre mémoire, dont beaucoup de reppris de justice et qui, pour beacoup ont porté l’uniforme SS dans la traque des maquis, aux côtés des miliciens de Joseph Darnand, 35 000 membres au plus fort des adhésions. Tous ces collaborateurs étaient de farouches adversaires de la franc-maçonnerie.

EG.

Liens pour en savoir plus (ce ne sont pas des sites qui font l’apologie de cette division, au moment où nous avons mis ces liens en place) :

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Pour en savoir plus sur les persécutions contre la franc-maçonnerie par l’Etat Français et le maréchal Pétain :


Lien vers le site

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Un site consacré au réseau de résistance Patriam Recuperare, mouvement de la Résistance Intérieure Française :


Lien vers le site

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Charles Rispal : portrait d’un franc-maçon résistant et déporté


Dans le Rituel de l’ombre, nous avons voulu évoquer la mémoire de ces francs-maçons persécutés sous Vichy. Et parmi ceux-ci, certains avaient choisi d’entrer dans la résistance et l’ont payé de leur vie. Si les grandes figures de la résistance sont entrées dans la mémoire collective, il ne faut pas oublier tous ces anonymes qui ont donné leur vie pour la France. Voici le portrait de Charles Rispal, d’un de ces maçons de province. Un anonyme de l’armée des ombres. Ce professeur avait été initié au Grand Orient de France à la loge Comospolite-Vichy en 1920. Il vivait à Moulins et était membre du mouvement de résistance Patriam Recuperare composé d’une majorité de francs-maçons. Une rue de la ville porte son nom. Si vous voulez en savoir plus sur la maçonnerie et la résistance, nous vous conseillons ce site dédié à ce reseau. Pour allers plus loin, je vous conseille l’excellent ouvrage de réfèrence, La Franc-maçonnerie sous l’Occupation, écrit par l’historien André Combes (Editions du Rocher). Ca se lit d’une traite et l’on y apprend quantité d’informations étonnantes sur un pan méconnu de la franc-maçonnerie.

EG.

Portrait de Charles Rispal par les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l’Allier